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500 000 étudiants couverts par le dispositif JE : la CNJE engage le dialogue avec quatre ministères pour changer d’échelle

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500 000 étudiants couverts par le dispositif JE : la CNJE engage le dialogue avec quatre ministères pour changer d’échelle

Aujourd’hui, près de 500 000 étudiants étudient dans un établissement disposant d’une Junior-Entreprise. Ce chiffre représente désormais près d’un étudiant du supérieur sur six en France. Au-delà du symbole, il montre surtout que le modèle Junior-Entreprise n’est plus un dispositif marginal : il s’est imposé comme un acteur concret de l’insertion professionnelle, de l’entrepreneuriat étudiant et du rapprochement entre enseignement supérieur et monde économique. Pour la CNJE, l’enjeu est désormais clair : transformer cette implantation territoriale en impact réel pour davantage d’étudiants et d’entreprises.

Le

10.02.2026

Gaspard LEBLOND

Gaspard LEBLOND

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500 000 étudiants couverts par le dispositif JE : la CNJE engage le dialogue avec quatre ministères pour changer d’échelle

Sommaire

Un modèle qui change d’échelle

Depuis 1967, les Junior-Entreprises permettent à des étudiants de réaliser des missions concrètes pour des entreprises, collectivités et institutions, tout en développant des compétences professionnelles directement valorisables sur le marché du travail.

Le mouvement s’est progressivement structuré dans les écoles puis dans les universités, jusqu’à représenter aujourd’hui un réseau implanté dans une part significative de l’enseignement supérieur français.

Mais ce chiffre de 500 000 étudiants accessibles au dispositif pose aussi une responsabilité : celle d’augmenter la capacité d’action des Junior-Entreprises pour que davantage d’étudiants puissent réellement bénéficier de cette expérience professionnalisante.

Cela implique un développement parallèle de l’activité économique des structures, du nombre de missions réalisées et des partenariats noués avec les acteurs publics et privés.

Cette ambition ne peut pas reposer uniquement sur les étudiants engagés dans le mouvement. Elle nécessite également un accompagnement des établissements, une reconnaissance institutionnelle renforcée et une mobilisation plus large des entreprises.

Un dialogue engagé avec quatre ministères

Dans cette logique, Harishan Uthayakumar et Gaspard Leblond, Président et Vice-Président de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises ont engagé ces derniers mois plusieurs échanges avec quatre ministères :

• le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
• le Ministère du Travail
• le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace
• le Ministère de l’Éducation nationale

Ces rencontres ont permis de présenter le fonctionnement du modèle JE, son impact sur l’employabilité des étudiants, ainsi que les enjeux liés à son développement à grande échelle.

Elles s’inscrivent dans une continuité historique : depuis sa création, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises entretient un dialogue régulier avec les pouvoirs publics. Mais le contexte actuel donne une importance particulière à ces échanges, au moment où les questions d’insertion professionnelle des jeunes, de compétitivité et de rapprochement entre formation et emploi deviennent centrales.

L’objectif est désormais d’inscrire davantage le dispositif JE dans les réflexions publiques autour de l’emploi des jeunes et de l’entrepreneuriat étudiant.

Ce qu’il faut débloquer pour accélérer

Le développement du modèle repose aujourd’hui sur trois enjeux majeurs.

Le premier est celui de la reconnaissance institutionnelle. Les Junior-Entreprises constituent déjà un outil concret d’insertion professionnelle, mais leur rôle pourrait être davantage intégré aux politiques publiques dédiées à l’emploi des jeunes, aux côtés des stages ou de l’alternance.

Le second concerne les établissements d’enseignement supérieur. Le développement du mouvement suppose de faciliter la création de nouvelles structures et d’accompagner durablement leur montée en compétence, notamment dans les universités où les besoins restent importants.

Enfin, il existe un enjeu économique fort autour du recours aux Junior-Entreprises par les entreprises françaises. Pour de nombreuses TPE, PME ou startups, les JE représentent une solution agile permettant d’accéder rapidement à des compétences spécialisées, notamment dans le numérique, l’intelligence artificielle, la data ou le conseil.

Développer ce réflexe, c’est à la fois soutenir l’expérience professionnelle des étudiants et renforcer la capacité d’innovation des entreprises.

Une ambition simple : faire du dispositif JE un réflexe national

Le modèle Junior-Entreprise a démontré sa capacité à former des étudiants opérationnels, autonomes et familiarisés très tôt avec les réalités du monde professionnel.

L’enjeu des prochaines années est désormais de permettre à davantage d’étudiants d’y accéder, partout sur le territoire, tout en donnant aux Junior-Entreprises les moyens de continuer à grandir.

À retenir

Gaspard LEBLOND

Vice-Président Externe de la CNJE

Gaspard LEBLOND

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