L'engagement des collaborateurs, le nouvel axe stratégique des entreprises

Certaines entreprises font désormais le choix d'engager ses collaborateurs dans des projets intra ou extra-entreprise.

L’engagement en entreprise

Un engagement est lié à une décision volontaire de participation à un projet, à une action, ou autre, s’inscrivant dans le temps. Autrement dit, un engagement est une promesse qu’une personne prend envers une autre personne, une entreprise, une association ou autre dans un cadre professionnel ou personnel.

La notion d’engagement en entreprise quant à elle est très vague et peut être déclinée en plusieurs volets. La première déclinaison, qui est la plus évidente, concerne l’engagement des collaborateurs dans leurs tâches quotidiennes. On dira d’un collaborateur qu’il est très engagé envers son en entreprise lorsque celui-ci affiche de bonnes performances dans son travail. Cette notion d’engagement intéresse énormément les DRH (Directeur des Ressources Humaines) qui cherchent à maximiser l’engagement des collaborateurs dans le but d’augmenter leurs performance et donc celles de l’entreprise à une échelle globale.

Cette relation entre engagement et performance s’inscrit dans une dynamique plus large : c’est l’épanouissement du salarié au travail qui rend possible un engagement durable de sa part dans son activité, lui-même source, de performance de l’entreprise.

L’entreprise a une seconde raison de travailler le niveau d’engagement de ses collaborateurs. Même si la crise a mis en sommeil les tensions liées aux évolutions démographiques, attirer et retenir reste un enjeu majeur sur le moyen terme. Certes le papy-boom n’aura sans doute pas les effets annoncés hier. Mais l’arrivée sur le marché de classes d’âge creuses dans les prochaines années générera inévitablement de nouvelles pénuries de compétences. Fidéliser les collaborateurs que l’entreprise ne veut vraiment pas perdre suppose de travailler leur engagement. Quant à l’attractivité de l’employeur pour les populations qu’il souhaite recruter, elle est de plus en plus basée sur les réalités objectives vécues par ses salariés. Avant tout entretien de recrutement, un jeune diplômé a désormais quasi systématiquement des échanges avec les salariés de l’entreprise concernée, via les réseaux sociaux et autres réseaux. L’entreprise qui veut attirer n’a plus le choix : elle doit générer l’engagement qui fera de ses salariés des ambassadeurs.

Le second volet de l’engagement en entreprise concerne l’engagement de l’entreprise elle-même pour une cause solidaire. Si elle fait, c’est dans le but de montrer qu’elle porte des valeurs nobles et qu’elle souhaite mettre son énergie au service de projets ou de causes qui lui tiennent à cœur ou qui sont en accord avec sa stratégie globale. Un exemple concret est celui d’Engie qui s’est engagé, depuis 2016, à fournir de l’électricité durable à l’Afrique dans le cadre du projet PowerCorner.
Ces engagements sont parfois très coûteux pour les entreprises d’un point de vue matériel, financier et humain mais apportent en contrepartie des avantages non négligeables comme une forte cohésion interne.

Aujourd’hui, 78% des salariés rapportent souhaiter s’impliquer aux côtés de leur entreprise dans des actions d’intérêt général. Cet engagement citoyen permet de développer la cohésion du personnel derrière un projet commun. C’est aussi une dynamique qui offre la possibilité d’engager un nouveau type de dialogue avec les salariés et de « décloisonner » les services. Que ce soit en mettant ses compétences au service de la cause, en participant en qualité de bénévole, en devenant parrain d’un projet, l’engagement solidaire permet aux collaborateurs de sortir de leur cadre de travail quotidien.

L’impact en interne est donc très positif. L’engagement renforce aussi le sentiment d’appartenance et la fidélisation. Il joue également sur l’image de l’entreprise perçue par les candidats, futurs salariés.
Gageons que la participation de Solvay à l’aventure Solar Impulse a participé à améliorer sa notoriété et contribué à faire connaître son engagement pour les énergies renouvelables en interne comme à l’externe.

Autre tendance du moment : accorder des jours de bénévolat à ses salariés afin qu’ils puissent continuer à s’engager dans des associations ou pour des causes qu’ils défendent personnellement. Dans cet esprit, Bouygues Immobilier a lancé Solid’R : une journée qui mobilise 1400 collaborateurs qui peuvent choisir une cause qui leur tient à cœur. Au même moment, dans 12 villes de France, les salariés ont apporté leur aide à 66 associations sur des thématiques d’insertion, de lutte contre la précarité…
Des chiffres qui impressionnent. On peut imaginer l’impact direct auprès des associations, sur le personnel qui partage un engagement fort sur une journée mais aussi en externe. Les clients, les partenaires, les fournisseurs de Bouygues immobilier sont, à coup sûr, admiratifs de l’engagement.

Un engagement fort à plusieurs niveaux dans d’autres types de structures : les Junior-Entreprises

Depuis leur création, il y a maintenant 50 ans, les Junior-Entreprises ont toujours cherché à s’engager pour des causes qui leur tiennent à coeur.

Les 200 structures qui constituent le Mouvement des Junior-Entreprises sont réparties sur tout le territoire français et sont implantées au sein d’établissements d’enseignement supérieur. Individuellement, chaque Junior-Entreprise cherche à s’engager pour des causes solidaires dans son environnement proche, local, à travers l’organisation d’événements caritatifs (gala de charité, collecte de fonds) en s’associant bien souvent avec des associations de leur école, des associations locales ou bien même à des ONG internationales.

Un engagement des Junior-Entreprises tourné également vers leurs membres et consultants afin de leur offrir la meilleure montée en compétences possible par la réalisation de missions techniques sur lesquelles ces derniers peuvent mettre en pratique les enseignements théoriques vus en cours et acquérir une première expérience professionnelle. Qui dit projets, dit clients auprès desquels les Junior-Entreprises prennent un engagement sur la qualité des livrables pour leur offrir la meilleure solution possible.

À une échelle nationale, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) lance des initiatives chaque année et invite chaque Junior-Entreprise à y participer.
Un exemple récent reste la collecte de fonds pour l’association “Tout le monde contre le cancer” où 45 Junior-Entreprises ont œuvré pendant des mois pour récolter 28 000 euros, offrant ainsi un Nöel à tous les enfants de 28 hôpitaux.

La CNJE s’engage également pour défendre des thématiques sociétales telles que la RSE ou bien la place de la femme dans le monde de l’entreprise en organisant chaque année depuis maintenant 3 ans l’événement, Women’s Talk, qui a fait intervenir des personnalités telles que Catherine Ladousse, fondatrice de Cercle InterElles et Xavier Alberti, fondateur de Jamaissanselles.

Enfin, la CNJE et ses partenaires s’engagent chaque année depuis maintenant 50 ans pour offrir une expérience associative riche et diversifiée à chacun des 25 000 étudiants qui composent notre beau Mouvement et qui en fait, depuis plusieurs années, le 1er Mouvement Étudiants de France.

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