Tristan, 24 ans

Ce qu'apporte le mouvement des Junior-Entreprises à un étudiant

Est-ce que tu peux commencer par te présenter ?

Je m’appelle Tristan, j’ai 24 ans… Bon, je ne fais pas cependant pas encore partie des « Anciens » : j’ai terminé mon mandat il n’y a pas si longtemps, en 2016. Après une classe prépa et un IUT en Publicité à Paris, j’ai intégré Skema Conseil Lille en 2014 en tant que Responsable Communication. Et il faut dire que l’aventure Junior m’a rapidement séduit. Les projets, la liberté, la responsabilisation, et bien sûr, les copains… Tout était là pour apprendre et prendre du plaisir. En 2015, j’ai donc souhaité m’investir plus encore, en tant que Président. Et avec mon tandem Vice-Présidente nous nous sommes lancés dans un mandat d’un an, à temps plein.

Pour compléter la carte d’identité Junior : j’ai aussi fait un peu d’audit-conseil organisationnel, 6 congrès nationaux, 2 finales de Prix d’Excellence et des centaines d’heures de réunion avec mes 59 collègues et amis du Groupe Skema Conseil !

Aujourd’hui, je suis en fin d’études, en apprentissage chez Skilvioo. C’est une application qui permet aux organismes de formation de mieux structurer leur approche pédagogique, avec une approche compétences. Mon poste officiel c’est Responsable Acquisition, mais je fais aussi pas mal de commercial, de suivi de projet et de développement de produit.

Qu’est-ce qui t’a poussé à tenter d’intégrer Skema Conseil ?

À l’IUT, on nous a plongés dans une ambiance de travail assez concrète avec les stages, les projets et même en asso avec le Bureau des Étudiants. Je voulais retrouver cet investissement pratique très riche d’apprentissage et de rencontres en arrivant en école de commerce. J’avais déjà un penchant pour l’entrepreneuriat et l’innovation à l’époque également, donc je me suis intéressé aux assos qui sortaient du lot et qui réunissaient ces aspects. Skema Conseil, son esprit de famille, son palmarès et son ambition ont fait le reste !

Comment s’est déroulé ton recrutement ? Le qualifierais-tu d’exigeant ?

Au début, ça a l’air plutôt simple : il faut juste rester le soir après les cours pour des formations théoriques complémentaires. Les sujets sont intéressants et c’est aussi l’occasion de rencontrer du monde en début d’année, donc top. Après, ça se corse : les différentes phases de sélection mettent la pression et les formations pratiques sont plus complexes à appréhender – notamment du fait des différents livrables que l’équipe en place attend de nous. D’autres candidats lâchent l’aventure, la fatigue commence à se faire sentir… Ce n’est pas un moment évident.

Pour autant, on s’accroche parce que les thématiques abordées sont excitantes, les Anciens débarquent et nous mettent des étoiles dans les yeux : on a envie de trouver sa place dans cet écosystème bien ficelé. Ce qui fait qu’à la fin du processus, au bout de 3 mois d’acharnement, de sélection et de remise en question, on ressent à la fois de la fierté et de l’humilité. On sait que ça a été compliqué, mais on sait qu’il nous reste tellement de choses à apprendre durant l’année qui s’annonce, que ça ne peut qu’être stimulant !

Quelle plus-value apporte la Junior-Entreprise à un étudiant selon toi ?

Avant tout, une meilleure connaissance de soi.  En tout cas pour moi, c’est déjà l’essentiel.

Quand on est confronté à des phases de production intenses, des tensions, des problématiques complexes de management ou de positionnement commercial – le tout dans une ambiance étrange qui mêle plaisir amical associatif avec exigence et performance… On en apprend beaucoup sur soi, sur ce qu’on aime faire, ce sur quoi on est compétent, ou pas. On grandit. Beaucoup !

Je rajouterai une mention pour les postes à fortes responsabilités managériales. Car lorsqu’on met en perspective l’objectif productiviste du manager avec la dimension pédagogique de la Junior-Entreprise, cela pose un cadre très spécial : celle du rôle de manager en tant qu’accompagnateur de la montée en compétences des membres de la Junior.

Donc c’est aussi une prise de recul vraiment intéressante vis-à-vis des problématiques managériales d’aujourd’hui, dans notre contexte d’économie changeante, concurrentielle où la performance est un prérequis mais où les individus souhaitent se réaliser dans leur travail, demandent à apprendre et à évoluer.

En quoi la CNJE joue un rôle dans cette expérience ?

Je me suis déjà imaginé l’aventure Junior sans la CNJE. Et ça donne un écosystème décentralisé d’associations beaucoup moins stimulant, je trouve.

Les Congrès Nationaux, Régionaux, les formations, les Assemblées Générales des Présidents, les newsletters, les Prix… ce sont autant d’éléments qui construisent un univers qui dépasse totalement une Junior esseulée. Ce sont des points de référence. Des prétextes pour progresser, pour s’entraider, pour se concurrencer, pour chanter en équipe… La CNJE entretient et développe le Mouvement et ce Mouvement est une réelle source de motivation pour les Junior-Entreprises et leurs membres.

Quel est ton souvenir le plus marquant en termes de performance mais aussi de montée en compétences ?

Avec l’équipe, quand on est arrivés en mandat, on était déjà assez fiers des performances commerciales de la Junior, c’était du costaud ! Pour aller plus loin, on a dépensé beaucoup de temps et d’énergie à essayer de donner un maximum de sens et de cohérence aux projets des membres de la structure. On a donc entamé un travail assez conceptuel mais bien nécessaire de consolider l’identité de l’association.

Et ce qui m’a frappé, c’est la force du lien qui existe entre cette identité de la structure et ses performances. Lorsqu’une vision et une identité claires sont exprimées pour le développement de la Junior-Entreprise, on peut aligner tous les objectifs, tous les projets, les recrutements ou même les moments informels. Ça prend du temps, mais la puissance des membres et des projets est multipliée et beaucoup de choses deviennent possibles !

Si tu devais expliquer en quelques mots pourquoi une entreprise devrait faire appel à une Junior-Entreprise, que dirais-tu ?

C’est le cas aujourd’hui chez Skilvioo : on travaille avec les Junior-Entreprises pour nos études de marché et de développement de produit. Donc le témoignage est plutôt pragmatique : la prestation est d’excellente qualité, on est facturé au juste prix et on peut créer une relation très satisfaisante de confiance avec nos interlocuteurs.

De plus, sur des thématiques d’études modernes qui touchent aux nouvelles technologies et aux nouveaux usages qui en découlent, un consultant de 20 ans bien motivé, qui a soif d’apprendre et qui a bien été formé, peut surprendre de très nombreux clients par la qualité de son travail et la pertinence de ses recommandations.

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