Être formateur CNJE : un premier pas dans le monde du consulting ?

Zoom sur un profil de Junior-Entrepreneur un peu à part

Nous vous avons déjà parlé des auditeurs-conseil à plusieurs reprises sur le blog des Junior-Entreprises. Aujourd’hui, focus sur un autre type de profil présent au sein du Mouvement des Junior-Entreprises : les formateurs CNJE. Dans cette optique, nous avons rencontré Louise, 21 ans, issue de la Junior-Entreprise Prog’HEI, et Amal, 24 ans, de Centrale Lille Projets, qui nous ont parlé de leur expérience de formatrices CNJE et de ce que cela leur apporte.

Les formateurs CNJE, kezaco ?

Afin de les aider à se développer, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises propose à toutes les structures qui la composent de bénéficier de modules de formation sur des thèmes très divers (trésorerie, développement commercial, gestion associative, suivi d’études, communication…). Ces formations sont personnalisées et spécifiques en fonction de la problématique rencontrée par la Junior.

Pour pouvoir dispenser ces modules, la CNJE sélectionne, recrute et forme – au sein même du Mouvement des J.E. – des bénévoles : les formateurs CNJE. Ils s’engagent donc à partager leur expérience, leurs compétences, leur expertise et leurs connaissances avec la structure formée afin de l’aider à progresser.

Le mot d’ordre des formateurs CNJE : pédagogie, adaptabilité et ouverture d’esprit

Outre leurs connaissances techniques, les formateurs CNJE se doivent de posséder certaines « soft skills » : selon Louise, formatrice CNJE en Trésorerie, les formateurs CNJE « doivent être pédagogues. On est amenés à rencontrer des gens qui n’ont pas eu la même formation que nous et qui ont donc une manière d’appréhender les choses totalement différente. Il faut s’adapter à eux, à leur manière de faire. » Il s’agit également « d’être à l’écoute », selon Amal, qui dispense souvent des modules de formation en développement commercial auprès des J.E. « Il faut pouvoir s’adapter aux besoins de la Junior, mais il faut également que l’on soit capable d’analyser les problématiques qu’il rencontre et d’avoir un oeil critique. »

L’expérience de formateur CNJE, un premier pas dans le monde du conseil ?

Ces « soft skills » ne sont pas sans rappeler celles qu’il peut être demandé d’avoir lorsque l’on travaille dans l’univers du conseil. C’est ce que Louise souligne lorsqu’elle évoque l’apport (humain, comme professionnel) de l’expérience de formatrice CNJE : « la formation, c’est aussi du conseil : c’est être à l’écoute des J.E. et les aider dans leurs nouvelles perspectives. Plus tard, j’aimerais travailler dans le secteur du conseil et cette expérience de formatrice CNJE est un premier pas, une première expérience dans ce sens. Au-delà de cela, cette expérience me sert dans la vie de tous les jours, notamment dans le cadre de mes études : remettre les choses en question et se remettre soi-même en question pour pouvoir avancer… C’est l’attitude que j’essaie d’avoir au quotidien en tant qu’étudiante ingénieure, et c’est celle que j’invite les J.E. à avoir lorsque je les forme : le but est de leur apporter de nouveaux points de vue et de les aider à remettre en question leurs process. » De même, Amal met l’accent sur les compétences comportementales acquises et estime que « l’expérience de formatrice CNJE lui apporte beaucoup sur le plan professionnel. S’adapter aux besoins des J.E., cela veut dire que l’on sera capable de s’adapter aux besoins de nos clients, dans le futur ! On apporte un oeil neuf aux J.E. et on personnalise nos conseils par rapport à la problématique rencontrée. »

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